Législatives : Xavier Jaglin jette l'éponge
- Vous présentez-vous aux prochaines législatives sur la 3e circonscription avec les couleurs du MoDem ? - J’ai informé en début de semaine François Bayrou et l’équipe....

- Vous présentez-vous aux prochaines législatives sur la 3e circonscription avec les couleurs du MoDem ?
- J’ai informé en début de semaine François Bayrou et l’équipe dirigeante du MoDem que je ne serai pas candidat.
- Pourquoi ?
- La victoire se jouera probablement entre le maire socialiste de Flers et le maire UMP de Tinchebray. Compte tenu du résultat de l’élection présidentielle sur la 3e circonscription qui place la gauche en tête, je ne veux pas favoriser par ma candidature la victoire d’un socialiste qui défendra un programme qui représente une menace à la fois pour notre économie déjà mise à mal, mais aussi pour notre modèle social qui ne survivrait pas à une nouvelle crise économique majeure.
- Jérôme Nury, Odile Lecrosnier, Yves Goasdoué, Omar Ayad… Lequel ou laquelle pourriez-vous soutenir ? Le ferez-vous ?
- Au-delà de la représentation politique d’un courant d’idée humaniste et républicain, ma candidature était motivée par la nécessité de défendre deux dossiers qui me semblent cruciaux pour l’avenir de notre département : la démographie médicale et la modernisation de l’axe Flers-Argentan-L’Aigle.
Pour ce qui a trait à la santé, près de la moitié des médecins du département vont partir en retraite d’ici cinq ans. Il y a une urgence vitale à prendre des mesures fortes au niveau national pour favoriser l’installation de nouveaux médecins et au niveau local pour leur proposer un cadre attractif. En ce qui concerne l’emploi, la modernisation de la route entre Argentan et L’Aigle est une condition incontournable pour espérer une réindustrialisation des bassins d’Argentan et de Flers. Mon éventuel soutien est indissociable de la défense de ces deux dossiers.
Par ailleurs, il reste deux candidats à l’investiture du MoDem, une Argentanaise et un Flérien. J’attends de savoir lequel des deux sera investi.
- Vous êtes souvent absent du paysage politique argentanais depuis deux ans. Trop au goût de certains. Comptez-vous en rester là avec Argentan ou, au contraire, voyez-vous une façon d’y revenir de façon active ?
- Tout d’abord, je n’ai jamais cessé de répondre aux sollicitations des habitants, des élus et des structures. C’est moins visible que des interventions intempestives en conseil municipal ou que de couper des rubans et inaugurer les chrysanthèmes, mais c’est tout aussi important. Mon absence est donc relative.
De plus, j’avais annoncé que je prenais du recul jusqu’à l’élection présidentielle. Elle vient de se dérouler. Je serai donc de plus en plus présent à partir du lendemain des élections législatives. Je crains que ceux qui se plaignent de mon absence aujourd’hui, se plaignent demain de ma présence. Il faudra bien pourtant qu’ils s’y fassent. Entre les pseudo-élus de terrain qui n’en sont pas et des décideurs qui ne prennent pas toujours les bonnes décisions, nous avons à définir à concerter puis à rassembler autour d’un projet d’avenir pour Argentan et sa région.
Propos recueillis par Christophe RIVARD